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Burn-out reconnu par l’OMS : un indicateur de gouvernance en 2026

  • 26 févr.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 17 mars


AUJOURD'HUI, LE BURN-OUT N’EST PLUS UN SUJET RH , IL DEVIENT UN RÉVÉLATEUR DE LA QUALITÉ DE GOUVERNANCE

En 2019, l’Organisation Mondiale de la Santé a officiellement reconnu le burn-out comme phénomène professionnel dans la CIM-11 (1) . Cette reconnaissance scientifique marque un tournant majeur : elle déplace le sujet du terrain individuel vers la responsabilité organisationnelle.


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En 2026, la question n’est plus médicale. Elle devient stratégique.


Pour en comprendre les fondements scientifiques, Guy Weber, Expert Santé Publique au Grand - Duché de Luxembourg revient sur l’évolution introduite par l’OMS dans la Classification Internationale des Maladies - CIM.



LES DÉVELOPPEMENTS RÉCENTS DE LA CLASSIFICATION

PAR L’OMS DU BURN-OUT


Le burn-out n’était pas spécifiquement inclus dans la 10ième révision de la Classification internationale des maladies (CIM-10) et les révisions antérieures. Cette précédente révision prévoit le code Z73.0 pour la notion de surmenage (« burnout » dans la version anglaise de la CIM-10). Cette notion de surmenage n’était pas spécifiquement liée au monde du travail mais aux « Difficultés liées à l'orientation de son mode de vie ».


Ce n’est qu’en mai 2019 que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) inclus dans la 11ième révision (CIM) en tant que phénomène professionnel en lui attribuant un code spécifique : QD85.


Il est décrit dans les « Facteurs influençant l'état de santé ou le recours aux services de santé», qui comprend les raisons pour lesquelles les personnes font appel aux services de santé, mais qui ne sont pas classées comme des maladies ou des affections. Parmi les 16 différents types de difficultés/problèmes entraînant un recours aux services de santé, sont listés les « Problèmes liés à l’emploi ou au chômage » dont le burn-out.


LE BURN-OUT EST DÉFINI DANS LA CIM-11 COMME SUIT


"Le burn-out est un syndrome conceptualisé comme résultant d'un stress chronique sur le lieu de travail qui n'a pas été géré avec succès". Il se caractérise par 3 dimensions.


  1. Sentiment d'épuisement ou de fatigue

  2. Distance mentale accrue par rapport à son travail, ou des sentiments de négativisme ou

    de cynisme liés à son travail

  3. Efficacité professionnelle réduite.


Le burn-out fait spécifiquement référence à des phénomènes dans le contexte professionnel et ne doit pas être utilisé pour décrire des expériences dans d'autres domaines de la vie. » (1)


CONCLUSION


La reconnaissance du burn-out dans la CIM-11 constitue un tournant majeur.

En le définissant explicitement comme phénomène professionnel, l’OMS ancre la problématique dans le contexte organisationnel. Le stress chronique ne peut plus être appréhendé uniquement sous l’angle individuel ; il interroge la structuration du travail, les pratiques managériales et les dispositifs de prévention.


En 2026, cette évolution prend une dimension nouvelle. Les entreprises sont de plus en plus évaluées sur leur capacité à gérer leurs risques humains, à prévenir les déséquilibres organisationnels et à démontrer la cohérence de leur gouvernance.



LE TAUX D'INCIDENCE DE BURN-OUT DANS UNE ENTREPRISE DEVIENT AINSI

UN INDICATEUR DE MATURITÉ ORGANISATIONNELLE


Au-delà du cadre médical, il s’inscrit désormais dans une logique plus large de performance durable. Dans un environnement où les critères ESG (Environnement Social & Gouvernance) structurent progressivement l’analyse de la responsabilité des entreprises, la gestion des risques psychosociaux ne relève plus uniquement du champ RH. Elle devient un enjeu stratégique.

La reconnaissance par l’OMS ne clôt pas le débat. Elle invite les entreprises à intégrer durablement la prévention du stress chronique dans leur gouvernance, leur pilotage et leur responsabilité sociale.


Le burn-out est la conséquence logique d’un modèle non ajusté. En 2026, il s’analyse comme une défaillance systémique.


Et ce qui n’est pas régulé humainement se réglera financièrement ...










Guy Weber Nahima Mayouche








Cet article s’inscrit dans une réflexion plus large sur la prévention des risques psychosociaux et l’évolution des pratiques en santé au travail dans le contexte du travail 4.0. Chaque contribution est portée par un expert dans son domaine, apportant un éclairage spécifique sur ces enjeux. La démarche s’inscrit également dans la perspective de la Marque Employeur 4.0, qui vise à réunir ces expertises afin d’objectiver les réalités du travail avant d’en construire l’image et l’authenticité.

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